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6 mars 2014

Mérida, Isla de Ometepe

Comment ne pas devenir poète ici !
Avec le bruit de l'eau
Et le chant des oiseaux,
On vit comme dans un petit paradis.

Loin du monde mais, si proche de la vie.
Le temps coule doucement et si simplement,
À travers tous ces animaux et deux majestueux volcans
Qui nous rappellent que demain peut-être tout sera fini.

21 mars 2013

Le départ de l’itinérant

Aujourd’hui je pars... la tête baissée,
mélancolique, comme si je ne te reverrai jamais,
pareil à un oiseau, qui sans être préparé,
quitte son nid, volant vers tous les dangers...

Aujourd’hui je pars,
laissant derrière moi tous tes regards,
et allant vers la porte le pas hagard,
et l’horizon fermé, tel un vieillard...

Je me rappellerai longtemps
de ton regard brillant,
de tes délicieux touchers,
comme de tes coups de fouet !

Oh ces larmes que tu as toi-même provoquées !
Pour ensuite mieux les essuyer,
et aller au fond de mon âme pour sonder,
l’homme qui est en moi, si désespéré !

Écoute, je reviendrai sans doute !
Mais si par malheur, je meurs en cours de route,
à défaut de t’emmener avec moi, vers l’au-delà,
je te laisse, toi bienheureuse, avec ce poème là.

Et je te prie, ne viens pas m’offrir des fleurs,
car du fond de ma tombe, je resterai un voyageur
sans patrie, sans nom et sans lois,
à part cette musique que je te souffle de l’au-delà.

Et tu n’as point besoin de pleurer,
car on ne sait jamais,
peut-être que je reviendrai
déguisé, itinérant, mal habillé.

Et tu me reconnaîtras sûrement au timbre de ma voix
un peu bizarre, un peu terne, comme celle d’Allah,
quand je frapperai à ta porte, l’air béat,
te demandant tout bêtement de croire en moi !

2 juin 2011

La chanson de la joie* !

Je t'écris une poésie
Sans savoir laquelle !
Te dire que je t'ai trahie ;
Pour que la rime soit belle ?

Je suis loin, loin, dans d'autres pays
La chance me poursuit ; c'est ma maladie !
Tu sais c'est dur, dur, la vie que je vis ;
Avoir trop d'argent, et bien trop d'amis !

Je veux te voir sourire
Et me prendre par la main
Sans rien à me dire
Tellement on est bien

Tu sais comme j'aime, j'aime chanter avec toi
Te prendre dans mes bras, et te serrer la main
Je suis si fier, fier d'être ton ami
De lire sur tes lèvres, nos mélodies...

Des fois je m'ennuie
Et je pense à toi
Le bonheur m'envahit
Même si t'es très loin

Tu sais comme j'aime, j'aime danser avec toi
M'imaginer tes seins, collés contre moi !
Tu es trop belle, belle, quand tu me souris
Ou quand tu m'appelles, pour faire des folies !

Il n'y a pas longtemps
Je te caressais le dos
Au bord de l'océan
Te murmurant des mots

Tu te laissais aller...
Oubliant le temps
Le corps abandonné...
Les cheveux dans le vent

Tu sais comme j'aime, j'aime sauter avec toi
Plonger dans la vie, faire éclater nos joies !
Et où tu vas, vas, je serai avec toi
Je t'enverrai des lettres, et des photos de moi

Un jour on se reverra
Au bord de l'océan
Et on chantera
Nos plus beaux moments !

Nos larmes couleront
Par un excès de joie
Et tout doucement
Tu m'embrasseras

Tu sais que j'aime, j'aime pleurer avec toi !
Plonger dans tes yeux, et respirer ta joie !
Tu sais que j'aime, j'aime cet infini bonheur...
De te prendre dans mes bras, sentir ton odeur !

Un jour on se reverra
Au bord de l'océan
Et on chantera
Nos plus beaux moments !


Un jour on se reverra
Au bord de l'océan

Et on dansera
Cette petite chanson...


* Entre Córdoba et Buenos Aires, le 30 mai 2011.

5 mars 2011

La solitude !

Comme elle est belle,
La solitude !
Comme elle est douce,
La mélancolie !

Comme elle est belle,
La servitude !
Comme elle est douce,
Ma petite folie...

Regarder le ciel,
Avec béatitude
Et donner mon miel,
Sans avarie !

Le souffle de l'amour,
Qui m'ensorcelle...
Et aimer donner,
Sans jalousie...

J'aime tes sourires,
Quand je les imagine
Loin de mon être
Et sans aucune envie...

J'aime les étoiles,
Qui brillent dans le ciel
Écrivant ton nom
Avec perfidie...

Tiens moi la main
Et laisse moi aimer
Et comble ma faim
par la Méditerranée !

Laisse moi écrire
Laisse moi rêver
Qu'on est l'un de l'autre
Tous les deux affamés !

Laisse mon cœur aimer
Laisse moi trembler !
Sur les vagues de la mer
La Méditerranée...

Et quand je te verrai
Nous irons danser...
Et je me noierai
dans cette folie !

Tiens moi la main
Et emmène-moi
Où tu veux aller
où tu veux mourir...

J'aime la nuit
quand elle est obscure
Et quand tu n'es là
que dans mes pensées !

1 février 2011

* ! تحت رقصة الثوريين

أخرج يا شعب !
أخرج يا شعب و نادي...
أخرج يا شعب واصرخ...
أصرخ يا شعب و قل لهم كفا !
قُل لهم يكفي، كِفاية، كفا !

أخرجوا يا ناس !
تََصرخ الشوارع
و يرتعش الحُكّام
تتفجّر المشاعر
و يرتعش الظلاّم !

ألا أيّها الظلاّم
ألا أيّها الحُكّام
إنتهى عهدُكُم
إنزلوا إلى الحفر
و لا تبحثوا عن مفر
فقد فات الأوان
فلتسقطوا في الإبّان !

عاشت الثورة !
عاشت الشعوب الحرّة
و ليشتعل ذلك الحريق
من تونس إلى العراق العريق
و لتُزلزل الأرض تحت أقدامهم
و تصعد يا شعب مصر فوق دبّاباتهم

أخرج يا شعب واصنع التاريخ
وارفع علَم الحرية من تونس إلى المرّيخ
تحيا تونس الحرة
و تحيا هذه الثورة الدُرّة
و ليرتبك العالم أجمعين...
تحت رقصة الثوريي
ن
* Sous la danse des révolutionnaires.
Sousse, le 22 janvier 2011.

24 janvier 2011

En La Habana* !

Mon père m'a dit
Quand j'étais petit
Que je voulais être magicien...

Ô ! Mon père m'a dit
Quand j'étais petit
Que je nageais bien...

Ô ! Comme elle est belle la mer
Comme elles sont belles les mères
De tous les coins du monde !

Ô ! Comme elles sont belles les étoiles
Comme ils sont beaux les voiles
De tous les coins du monde !

Ô ! Comme j'ai des amis
Que tant je chéris
De tous les coins du monde !

Et, je voudrais chanter...
Et je voudrais danser...
Dans tous les coins du monde !
Seul, et avec mes amis,
Et avec mes ennemis...
Comme la terre est ronde !
En la capital cubana,
En La Habana,
Jusqu'à la fin du monde...


* La Havane, le 11 janvier 2011.

29 septembre 2010

L'automne

Septembre, c'est la saison du vent
qui souffle les rayons du Soleil
Jusqu'à nos cœurs brûlant,
Délectant un si délicieux sommeil

Comme elle est belle la vie
quand on tombe amoureux
de ses couleurs et ses fruits
si câlins, chaleureux !

Il y a peut-être dans l'automne
la plus haute raison de vivre
Quelque chose qui étonne,
et qui rend heureux et ivre

Les couleurs de l'amour
se dessinent dans les cieux
Et les feuilles des arbres courent
vers un avenir amoureux...

À l'automne, je suis amoureux
De la vie et de la mort
Passionné de toutes les femmes,
je laisse le vent guider mon sort
ainsi que tous mes états d'âmes...
À l'automne, je suis amoureux !

26 juillet 2010

L'été

L'été, ce n'est pas le temps d'écrire ni de penser ;
C'est celui des corps
qui s'échauffent et accordent leurs accords
pour s'enlacer, s'embrasser et danser...

Au rythme d'une musique folle
dont les âmes raffolent
et qui donne la cadence
à ces petites danses
qui chassent la pudeur
et couvrent de sueur...

23 janvier 2010

Premier baiser...

Je suis un poète

triste et abandonné

Mes amis sont morts

et je n’ai pas de famille

pas de nom, pas de pays

pas de philosophie et aucune religion


J’aime l’amour,

quand il est impossible

Les froissements du cœur,

et les premiers baisers

Les regards en profondeur

volés dans des coins isolés


J’aime la fête,

la drogue et la fumée

Parler, et coucher sans payer,

avec des prostituées

de tous les âges et tous les sexes

laissant parfois, les gens perplexes


J’aime l’alcool

je suis assoiffé

Sec et épineux

comme un cactus

à l’intérieur juteux


Je me rappelle de t’avoir pris la main

de t’avoir serrée contre moi...

Pourquoi n’oublie-t-on jamais

le goût d’un premier baiser ?


J’aime la nostalgie

accompagnée de mélancolie

cet impossible retour en arrière

quand je ressentais en moi les battements de ton cœur

la forme de tes lèvres et la chaleur de ton corps

ton souffle d’amour et la sueur de ta main


J’aime la vie comme j’aime la mort

J’aime la poésie quand elle est vraie

J’aime les églises comme les mosquées

quand on peut y faire le mal et le bien


J’aimerais tellement oublier

le goût de ton premier baiser

et les formes de tes seins

Mais trop tard, je suis hanté...


Je suis un poète seul

un poète oublié

Je ne sais pas écrire

je ne sais pas parler


Emmène-moi au bord de la mer

Prend ma main et serre-la fort

Écoute mes veines, écoute mon cœur

Embrasse mes larmes et laisse-moi pleurer

Pleurer de joie, le souvenir des années passées

le premier regard, le premier baiser

la flamme dans tes yeux

et la flamme dans mon cœur...

31 juillet 2009

Le langage !

J’aurais tellement aimé,
Que tous les hommes soient nés muets ;
Il n’y aurait que de la musique
Sans discours métaphysiques

J’aurais tellement aimé,
Que les hommes ne se soient jamais parlés
Tout dès lors, serait vrai
Même les rêves inventés

Le monde serait tellement plus beau
S’il n’y avait jamais eu de mots
Mentir ne serait point interdit
Car pour le faire, il faut être un génie

Les hommes seraient bien plus sages
Sans les abus du langage
Avec lequel ils ont inventé,
Des justices et des cités…

Et je me promènerais toujours tout nu
Car la pudeur n’aurait jamais été connue
De ces hommes simples et bienheureux
Qui n’auraient jamais prononcé le nom de « dieu »

8 mars 2009

L'homme de Théâtre

Ô Mes amis !
Le Théâtre, est une véritable magie
Où l’homme qui s’y produit
Se cherche et se fuit
Ignorant quelle est sa véritable vie !

Il rit, il pleure
Et dit des phrases qui font peur
Il court, saute et s’effondre
S’enfonçant dans les méandres
Ensorcelant et magiques
Des histoires tragiques

Il est heureux mais il pleure
Il est triste mais il rit
Sa vie est faite de leurres
Qu’il s’invente pour chasser l’ennui

Il est profond, insaisissable
Et incompris de ses semblables
Il est constamment au bord de la folie
Mêlant la scène avec sa véritable vie

Après avoir simulé une tragédie
Quand les lumières s’allument
Et que les rideaux se ferment
Sa vision se brume
Et sa vie se terne
Car le voici face à sa propre vie

Il déambule dans les rues
Se cherchant des buts
Son regard est infiniment vide
Rempli d’images d’homicides

Il souffre et s’ennuie
Et pour avoir un répit
Il doit nécessairement monter sur la scène
Et peindre avec des mots, des gestes et des cris
Les splendeurs de la misère humaine

Il joue ses rôles avec grâce et génie
Il est mort tellement de fois au théâtre
Qu’il ne sait plus ce que vaut sa vie
Si inutile, absurde et âpre

Au théâtre, sa mort est applaudie
Mais il se demande : Sa vie,
Comment sera-t-elle finie ?
Y aura-t-il une foule pour acclamer,
Son cadavre laid et inanimé ?

Sur scène, il est un héros irréel
Mais à quelques pas de là
Quand il lève ses yeux vers le ciel
Il s’y voit un être laid et ingrat

Dès lors, sa mort vaut-elle la peine ?
Car même si elle serait bien certaine,
Elle serait semblable à sa vie,
Qui ne suscite ni intérêt ni envie

Il commença à faire du théâtre, bienheureux
Mais le voici maintenant coupé en deux
La scène s’est emparée de sa vie
Le plongeant dans un néant infini

Un néant rempli de leurres, de masques
De rideaux et de foules fantasques
Pendu devant l’amour de sa vie
Les rideaux tombent et la foule l’applaudit

Mais un jour dans les coulisses
Les autres comédiens, sans qu’ils les haïssent
Furent horrifiés par l’étendue de son authenticité
Car cette fois il se pendit pour vrai

Et son corps inanimé resta accroché à la corde
Pendant que se forma autour de lui une horde
De comédiens hurlant et abasourdis
Par la fin tragique de cet homme épanoui

Et quand les rideaux s’ouvrirent
Pour qu’ils saluent ceux qui sont venus les applaudir
Les spectateurs virent cette scène si véridique
De ces comédiens presque sadiques
Qui hurlant et regardant tous vers le haut
Ne prirent même pas la peine de détacher leur héros

Et tous dans la salle applaudirent si fort
La prestation d’une aussi belle mort
Ignorant à quel point elle fut réelle
Irréversible et ô combien éternelle !

Il commença à faire du théâtre, bienheureux
Mais le voici maintenant coupé en deux
Entre la vie et la mort,
Sans plus jamais éprouver de remords !

7 mars 2009

Célébrons cette fête !

Mort à ces philosophes
Qui ne sont point poètes
Mort à ces philosophes
Qui ne savent pas faire la fête !

Qu’on les attrape…
Qu’on les tue
Et qu’on les gave de cigüe

Mort à tous ces charlatans
Qui obscurcissent la lumière
Et se moquent du temps

Que l’on leur coupe les têtes
Et qu’on les transforme en marionnettes
Pour remplir nos théâtres de joie
Et avec leurs membres, jouer des opéras

Qu’on les pende sous les applaudissements
Et que l’on sorte, pour célébrer l’occasion,
Les plus grands criminels de toutes les prisons
Que l’on brandisse nos épées et nos haches
Et pour que ces abrutis le sachent
Découpons-les bruyamment !

Allons réveiller tous les prophètes
Et découpons-les tête par tête
Et n’oublions pas de recueillir leur sang
Pour réécrire d’autres bibles et d’autres corans

Allez ! Venez pour célébrer cette fête !
Ô Vous mes amis ! Ignorants et heureux
Laissons crever ces gens ténébreux
Avec leur savoir inculte qui hante leurs petites têtes…

Le cadavre qui chante !

Je me suis réveillé tôt pour te chanter
La musique que la nuit m’a révélée
Je rêvais à des vers mélancoliques
Qui sautillaient et dessinaient…
Une danse tragique

Pendant la nuit, Dieu m’a parlé
Et si hier… j’étais poète,
Me voilà devenu prophète
Pauvre, ignorant et analphabète
Presque comme… Mahomet

J’ai su que tu étais morte
Ton corps est là
Immobile et las
Ta main est froide
Et ton cœur ne bat pas

Et à côté de toi
Ton enfant riait
Jouant avec tes cheveux
Et embrassant tes seins

Peux-tu me dire si tu regrettes
D’avoir vécu
Cette vie si bête
Si brève et si insensée

Peux-tu me dire si tu regrettes
D’avoir plongé autant de monde
Dans un abîme aussi profond
D’avoir laissé derrière toi
Tant de pleurs, de larmes et d’émoi

Dis-moi pourrais-je abuser de ton cadavre ?
T’arracher le cœur et te couper la main ?
Dis-moi si je peux te tuer moi-même
Et écrire des vers, avec ton sang

Dis-moi comment peut-on punir,
Un cadavre inerte
Sans valeur et sans devenir ?
Un cadavre déjà mort
Et qui ne ressens plus ni peines,
Ni remords !

Y a-t-il quelque chose,
Qui puisse être aussi inutile ?
Tu ne mérites ni peine, ni feu,
Ni sépulture

Y a-t-il quelque chose qui puisse être
Moins inexistante que toi ?
Et pourtant, dès que je me réveille, je te vois…
Et quand je dors, j’entends ta voix

Pendant le jour, je te vois danser
Et pendant la nuit, je t’entends chanter

Le jour où je n’entendrai plus tes mélodies,
Je saurais enfin, que je suis mort moi aussi !

Testament d'un poète maudit !

Je suis poète
À temps perdu…
Je deviens poète
Quand je suis déchu…
Ma mère est morte
Et mon père m’a battu…
Je sens mon âme inerte
Et mon corps corrompu

Je n’ai plus sommeil et je rêve éveillé
Je n’ai plus rien à perdre, car je suis déjà ruiné
Je ne veux pas me suicider, car je veux encore écrire...
J’aimerais être déjà mort, mais je ne veux point mourir

Je veux qu’on me jette… dans la nature
Je veux qu’on m’oublie,
Et qu’on brûle tous mes écrits.
Maintenant que je ne ressens plus rien,
Je veux qu’on me torture
Qu’on m’arrache les yeux,
Et qu’on brûle tous mes biens

Je veux qu’on tue tous mes enfants
Et qu’on arrache la langue,
À tous ceux qui diront mon nom

Je veux que mon cadavre saigne
Et que tous ceux qui m’ont aimé s’y baignent
Je veux que mon cadavre pue
Et que mon corps regrette de m’avoir connu

Je veux que ma langue soit coupée
Car… on ne sait jamais,
Quand est-ce que les morts se remettent à parler !

Que l’on me coupe la tête !
Et qu’on la tranche en deux
Je veux que vous fassiez la fête
En contemplant ce paysage odieux

Je suis poète…
Un poète maudit
Je suis poète,
Un poète pourri

Je veux mourir,
Pour rire de vos pleurs
Je veux mourir
Pour hanter vos demeures
Je veux partir
Pour me cacher…
Je veux crever,
Pour rire du passé

Tuez-moi,
Il est Grand Temps !
Tuez-moi,
Avant que je ne laisse un Testament !

Un testament qui vous ensorcelle
Et qui rira de vos vies
Un testament qui vous brûlera vivants…
Pendant que mon âme, en dansant,
Savourera vos corps trop cuits…
Et jouira de sa vie éternelle !

Le regard d'un bébé !

Dîtes-moi, la vie…
A-t-elle un sens,
Sans poésie ?
Sans rires ni larmes,
Sans peines ni joies ?

Dîtes-moi, y a-t-il
Quelque chose, qui fait plus mal
Que la trahison d’un ami ?
Qu’un poignard qui vous transperce le cœur
Et qui vous abandonne en vie ?

Y a-t-il quelque chose de plus vraie
Que l’amour d’une mère
Envers cette « chose » qui en elle grossit…
Et qui finit par partir
Et vouloir l’infini !

Qui n’a jamais eu,
Une larme aux yeux,
En contemplant la nuit...
Ou en pensant aux galaxies,
En plongeant dans des mélodies,
Ou dans le regard enivrant
D’un être chéri ?

La vie a-t-elle un sens
Sans le regard d'un bébé,
Où se dessine une ébauche si fragile...
D'une sublime immortalité

Un infini de possibilités qui,
Nous empêche de mourir,
Et...
Nous suggère d’espérer !

6 mars 2009

La Méditerranée m'appelle !

Je veux t’écrire jusqu’à la fin du temps
Et te chanter une chanson qui te fera sourire
Je suis venu à côté de toi. Est-ce que tu me vois ?
J’ai peur de pleurer sans que tu sois là
Avec toi je veux regarder le ciel étoilé
Et voir dans tes yeux, tes désirs les plus profonds
Je veux que tu danses le jour de ma mort
Je te tiendrai la main et te regarderai de loin

Promets-moi de ne jamais oublier,
Le goût de mes larmes et le timbre de ma voix
Promets-moi de ne jamais oublier,
Le serrement de mon cœur et le toucher de ma main

Je veux effleurer ta main au bord de la plus belle mer,
Fermer les yeux et t’écrire des vers
Je veux te prendre dans mes bras
Mais tu es en train de dormir
Puis-je aller dans ton rêve
Et te toucher une lèvre... secrètement ?

Je voulais que tu saches que j’écris
Pour que tu puisses me lire après ma mort
Car j’ai peur de partir sans t’avoir dit pourquoi,
Je trouvais les étoiles si belles et la mer si sensuelle
Car j’ai peur de te parler sans que tu puisses entendre ma voix
Peur de te voir danser sans pouvoir pleurer de joie

J’ai peur que tu arrêtes de penser à Apollon
J’ai tellement peur que tu abandonnes l’infini
Que par la lourdeur et l’amertume du temps,
Ton cœur oublie et tes ailes s’atrophient

Je me rappelle encore des battements de ton cœur
Quand pour la première fois, tu m’as bercé dans tes bras
La Méditerranée m’appelle, la Méditerranée c’est toi !
Je veux m'y noyer avec toi et danser la danse de la mort…
L’infini t’appelle ! L’infini t’appelle !
Les corps se fanent et meurent,
Mais le désir demeure immortel !

8 janvier 2008

Méditerranée

Dans mes moments de faiblesse je me tourne vers toi.
Lorsque la vie me bouscule, j’aime t’écrire.
Lorsque mes larmes coulent, je me rappelle de ta main.
Lorsque mes larmes coulent, ta joue me console.
Avant que mes rêves s’écroulent tu es mon sauveur.
Avant que le désespoir m’emmène, tu es mon unique espoir.
Je te regarde aller et je te suis de loin.

Quand la tristesse me hante j’aimerais te voir.
Quand je pleure, j’aime entendre les battements de ton cœur.
Et quand je suis seul, je me rappelle de ta voix.
La Méditerranée me manque et je te vois à son bord.
Tu t’éloignes de moi et je te regarde partir.
Je te donne la main et je pousse un soupir.

Quand la vie est amère, c’est toi que je cherche.
Quand je n’ai plus de mots c’est à toi que j’écris.
Quand la colère m’étrangle je pense à ta main.
Quand on m’a battu tu n’as pas été là.
Quand on m’a battu tu ne m’as pas tenu la main.

Quand je suis triste, je me rappelle de tes larmes.
Et quand j’ai mal, je pense à toi.

Pourquoi tu m’as battu ? Pourquoi tu m’as battu ?

Quand je suis triste, je pense à ta mère.
Quand le vent m’emmène, tu es mon repère.
Quand je pleure, je sens qu’il fait froid.
Mais quand tu es là, tu me fais sourire.
Et quand je t’appelle, souvent, tu viens.

Ta main est dans la mienne et je te regarde de loin.
La Méditerranée t’appelle. La Méditerranée t’appelle.
Et toi tu me fais sourire.