Pour un individu, le suicide est un refus de soi-même qui est plus fort que l'instinct de survie.
Pour une société, le suicide est un comportement reproductif qui est celui de la majorité des sociétés développées actuelles.
12 mars 2008
Qu'est-ce que le suicide ?
Catégorie(s) : Sociétés
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1 commentaire:
Pour savoir ce que c'est que le suicide; il faut y avoir déjà goûté, croyez-moi.
J'y ai goûté le 25 avril 1993. Pourquoi avoir posé ce geste, m'a t-ton souvent demandé ?
Je répondais par ceci ou cela etc; jusqu'à ce que je découvre ma propre vérité: je n'étais pas une malade mentale imaginaire, qui avait des bobos atroces; je me plaignais, me disait-ton de maladie imaginaire, et ce, depuis un accident d'auto au travail en octobre 1981. Ma vie était déjà un e vie gâchée par la douleur: je travaillais sans relâche, pour conserver mon emploi, mais mes revenus diminuaient sans cesse; je confirmais sincèrement aux miens, et aux médecins, combien je souffrais. Hélas, je n'avias que de petites douleurs au dos banales, un peu bizarres, c'est tout, et ce, encore jusqu'au 08 août 1997; où pour une avant-dernière fois, on me gardais en milieu d'urgence à l'hôpital sur la morphine à l'occasion; enfin, ils découvrent le pot aux roses:
"Nécrose avasculaire de la hanche gauche" urgence, on m'installe une prothèse artificielle de la hanche, deux semaines plus tard.
Combien de fous ont-ils autant été crucifiés sur la place publique, pour avoir eu tant de souffrances physiques, alors qu'on les enfermaient dans les asiles ?
Vous pensez que tout cela est fini par la mort d'Émile Nelligan ?
Non, malheureusement, des petits Émiles Nelligan, il y en a pleins les rues et pleins les ClSC, les assistés sociaux, etc.
Alors, est-ce que vous, qui lisez ce message, auriez-pu continuez à vivre encore des années, sans essayer de mettre un terme à ces douleurs inhumaines, en l'an 2000, là ?
Si oui, tant mieux pour vous !
Moi, je n'en pouvais plus et je croyais vraiment que de tenter de mettre fin à mes jours, seraient la fin de mes souffrances physiques et morales ajoutées: faillite personnelle en 1990 suite à une lutte pour la cause du droit administratif du Québec; maladie mentale on m'a diagnostiqué le cancer de la maladie mentale là; pas une grippe ou un rhume, divorce, perte de travail causé par la douleur; ma dernière journée de travail fut vers l'automne 1992 environ 8 heures au travail sur la route et chez des clients d'assurances etc; pour faire une deuxième accident de voiture. Aucun rapport médical ne fut envoyé aux assurances gouvernementales de notre belle société juste et humaine; je l'ai su par ces hauts dirigeants au pouvoir, seulement en ouvrant mon ancien dossier administratif de 1981, et ce, vers 2000 à 2004.
Ma récompense fut: mon dossier médical est dans un site inter net; on me traite de malade mentale, alors que l'on a même pas mis dans ce site, une seule expertise psychiatrique passée, où je ne vivais que de l'anxiété et de la panique suite à ces douleurs et à un choc émotif survenu en 1984 suite à ces histoires-là. On ne devais y insérer que les problèmes de douleurs au dos évaluées et réglées en 1983, et ce, en me disant que je n'avais aucune limitations fonctionnelles; mensonges découverts encore lors de mes démarches terminées par un deuxième jugement administratif en 2004, non publié, où finalement on reconnaît, que je suis rétroactivement, une personne handicapée physique depuis 1981, suite à mes démarches et mes preuves devant le Tribunal administratif, et qui reconnait que je vivais des limitations fonctionnelles depuis cet accident de travail de 1981.
Je vous épargne ce lot d'injustices sociales humanitaires, d'accord !
Voici donc la véritable raison de cette tentative de suicide en 1993: écourée de passer pour une folle dans ma région en plus, la Beauce; pas Montréal ou le Mexique là...la BEAUCE; et surtout, je ne supportais plus les douleurs physiques et douleurs morales aussi de mes valeurs du mariage que j'ai sabotées, pour donner la liberté à mon époux et à mon fils à qui je l'avais confié; aujourd'hui, on s'est amicalement et fraternellement tous retrouvés en sachant les vérités. En plus, je dois me faire enlever ma prothèse artificielle en mai 2008, car elle serait brisée et un os au bas de ma prothèse serait grugé, selon le spécialiste chirurgien. Mais je vais encore me faire opérer pour enfin, savoir la lumière en dessous de cela. Je ne vais pas fuir dans une autre tentative de suicide, oh non !
Mais finalement, c'est presque, de l'acharnement thérapeutique que je dois traverser. Ensuite, ce sera mon autre hanche qui fait aussi mal que l'autre; sawns compter les maudites douleurs lombaires qui sont les pires bobos à endurer. Heureusement, mon professionnel de la santé, trouvé en 2000, m'a enfin trouvé les vrais diagnostics complétés seulement vers 2000, 2001, pour me prescrire enfin, un réel médicament qui soulage la moitié des douleurs lombaires.
Je vais poursuivre, jusqu'au bout de ma route, ce calvaire; "puisqu'hier on fêtait le vendredi saint" j'y met un brin d'humour noir OK.
Merci à tous de votre écoute compréhensive. Ne me jugez pas et ne jugez pas vos proches qui n'en pouvaient plus de souffir. La plupart sont partis pour leurs réalités invisibles, selon ma croyance d'aujourd'hui, et ils ne compte que sur les rares survivants des tentatives de suicides, pour vous en parler, pour raconter, pour partager, ce qui ne se dit pas avec des mots: ces gens-là décédés vous aiment beaucoup; croyez-moi; lors de mon semi-coma, deux jours dans une baignoire sans eau, suite à avoir pris 200 pilules pour dormir (restoril 30 mg) ce n'était pas une blague ce geste; je devais y rester. Mais j'ai vu la personne qui m'a trouvée et sauvée la vie: me crier à tue tête: "Patricia, pouqruoi as-tu fait cela ?
J'espère qu'il ne lira jamais ce commentaire; il a assez souffert cet homme-là, mon conjoint anciennement, mon meilleur ami à qui j'ai redonné le plus beau cadeau de sa liberté, ainsi qu'à mon grand garçon à l'époque de douze ans, que j'ai blessé beaucoup suite à ce geste malheureux, ainsi qu'aux personnes de ma famille à qui j'ai demandé sincèrement" pardon"; parfois, sans l'obtenir, mais c'est pas cela l'important.
C'est d'être vrai avec soi, jusqu'au bout, jusqu'à la fin de mes jours.
Amicalement et fraternellement de Patricia Turcotte de Saint Georges de Beauce (Québec).
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